| Source | Le Figaro Thursday 22nd November 1945
Created in 1826, it is the oldest national daily that has ever been published. November 11th 1942, the newspaper winds up itself after the German troops’s entry in the unocupied France.
It reappears the 25th August 1944 in Paris, and becomes the MRP’s newspaper facing Socialists and Communists.
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| Event referred to | Beginning of the Nuremberg trial |
| Technological characteristics | None |
| Description of the source | Kind of source :Daily newspaper
origin of the source : Personnal Archives
Language: French translated into English
Copyright issues : Le Figaro
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| Contextualisation of the source | General de Gaulle, leader of the GPRF, has just formed a government of « national unanimity » mainly composed of communists, socialists and MRP’s members.,France occupies a part of Germany and has a judge : Henri Donnedieu de Vabres- in the court of NUREMBERG, like USSR - The United States and England.
The prisoners in concentration camps, who survived, are back.
France is to be rebuilt, economically.
En Indo-China, the war with the Viet Minh threatens.
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| Interpretation of the source | General de Gaulle, leader of the GPRF, has just formed a government of « national unanimity » mainly composed of communists, socialists and MRP’s members.,France occupies a part of Germany and has a judge : Henri Donnedieu de Vabres- in the court of NUREMBERG, like USSR - The United States and England.
The prisoners in concentration camps, who survived, are back.
France is to be rebuilt, economically.
En Indo-China, the war with the Viet Minh threatens.
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| Original Contents | La deuxième audience au procès de Nuremberg. Dressés dans leur orgueil les accusés font tête.
Le tribunal qui siège à Nuremberg est conscient, à tout instant, des crimes des accusés qu’il jugera incessamment ; ceux ci savent que leur nom passera à la postérité. Duel ultime entre deux forces, dont la première détient le levier de commande, mais dont la seconde est loin d’être abattue. L’orgueil qui anime chacun des seigneurs accusés n’a rien perdu de son mordant. Aujourd’hui, les criminels ont pris leur revanche de la première journée de silence. Les défenseurs sont entrés dans l’arène, le débat a failli s’ouvrir brusquement. Les survivants du Grand Reich allemand jouent gagnant, plaident non coupable et procèdent à leur défense selon un plan sans doute concerté. Premier coup de théâtre, une motion émanant de Goering est déposée par le défenseur chef des vingt accusés, maître Sauter. Elle attaque le bien fond é de l’acte d’accusation et argue de l’illégalité de la procédure entamée à la faveur des lois qui ont été établies postérieurement aux délits ou crimes. Enfin, elle réclame la présence de juges neutres au sein du tribunal interallié. Second coup de théâtre. Le défenseur d’Alfred Rosenberg demande que l’audience soit suspendue afin que les défenseurs puissent enfin s’entretenir avec leurs clients.
Après un quart d’heure d’interruption, les magistrats de la Haute Cour regagnent leur tribune et c’est alors que commence un interminable défilé de fantômes. Tous les hommes qu’on interroge, qui répondent, nous apparaissent comme de vivants anachronismes ; ce sont des morts qui se croient encore vivants.
[les accusés plaident tous non coupable ]
Aucun d’eux n’a hésité, aucun d’eux n’a eu une seconde de défaillance, leurs visage reste fermés, hautain et durs ; même le masque de Rosenberg, plus sensible que celui des autres accusés, même l’ovale fin, les yeux songeurs de Baldur Von Schirach ne trahissent plus rien que l’âpre décision de défendre une idée, de faire survivre le régime nazi à l’Allemagne effondrée.
L’instant dramatique est passé, le procès rentre dans une phase plus statique. Le procureur américain Mr Jackson nous fait lecture d’un exposé de quatre-vingt dix pages dactylographiées, document unique et saisissant conçu dans un étonnant esprit d’objectivité et de justice. Il ne s’agit plus du procès que fait le vainqueur au vaincu, mais de l’accusation portée au nom de l’humanité contre des hommes qui ont tenté d’avilir la condition humaine.
[…] La lecture est passionnante. Le procureur Jackson qui instruisit le procès depuis le début n’a omis aucun détail : c’est lui qui a dépouillé, une à une, toutes les pièces à conviction, lui qui s’est penché sur les problèmes psychiques que présentent les accusés. […]
Lorsque la déclaration est achevée, le soir est venu. Les visages de tous les auditeurs sont pâlis par la fatigue mais restent mais restent tendu vers l’orateur. Les délégués russes s’approchent de leur confrère américain et le félicitent chaudement. Les accusés, suivis chacun de leur « MP » individuel, quittent la salle en silence.
Dans la rue, sous la pluie triste, quelques badauds nous attendent.
-Qu’on dit les accusés ? Quel visage font-ils ? Les fera-t-on souffrir avant de les pendre ?
Telles sont les phrases que je glane au hasard et auxquelles je n’ai envie de répondre.
Hier encore, c’était un chant délirant de joie au seul nom d’Hitler et de Goering ; aujourd’hui vaincus, ils se glissent furtivement comme des ombres à travers les ruines de Nuremberg et nul ne peut savoir ce qu’ils pensent, ce qu’ils souhaitent, ce qu’ils regrettent
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| Original Contents (English Translation) | Translation in progress: will be uploaded soon.
Summary: The emphasis, apart from the report of the day, is on the haughtiness of the former nazi leaders. There is a kind of septicism the German people as well. |